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Vérification d’un échafaudage de pied

Le tour d’un échafaudage de pied : documents au pied, appuis, amarrages, planchers, garde-corps et accès. 40 points, 10 minutes, à la réception après montage, chaque jour avant de monter et après une intempérie.

Référence : Arrêté du 21 décembre 2004 · art. R.4323-59 et R.4323-69 à R.4323-80 du Code du travail · Recommandation CNAM R408 · NF EN 12810-1 et NF EN 12811-1

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Aperçu du relevé

1 Je remplis sur le terrain

Vérification d’un échafaudage de pied

PV de réception signé par le monteur et l’utilisateur

Panneau au pied indiquant les conditions d’utilisation et interdisant l’accès aux personnes non autorisées

2 Relevé terminé : le rapport complet est prêt

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Rapport

8 novembre 2026

67 %

Score global

Extrait : 3 points sur 40

Toutes les réponses, commentaires et photos sont dans le rapport. Voir les 40 points de ce modèle

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Écarts

Panneau au pied indiquant les conditions d’utilisation et interdisant l’accès aux personnes non autorisées

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3

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À quoi sert ce modèle

Lundi matin, le maçon monte au deuxième niveau et trouve un plateau qui bouge. Pendant le week-end, un autre corps d’état a retiré un amarrage qui gênait sa descente d’eau et posé une palette de blocs au dernier niveau. Au pied, une cale a glissé sous la pluie. Personne n’a rien signalé, parce que personne n’a fait le tour.

Un échafaudage se dégrade vite sur un chantier vivant : un garde-corps démonté pour passer une menuiserie et jamais remis, une trappe laissée ouverte, un vérin desserré. Ces écarts se voient en quelques minutes quand on fait le tour avec une liste en main.

Ce modèle reprend les points de l’examen de l’état de conservation défini par l’arrêté du 21 décembre 2004 et les range dans l’ordre d’une ronde : les documents au pied, les appuis, puis la structure, les planchers, les garde-corps et les accès. Il remplace la fiche papier qui reste dans le camion et le « c’est bon, j’ai regardé » du matin.

Pour qui. Le chef de chantier ou le conducteur de travaux qui réceptionne l’échafaudage, le monteur qui le vérifie avant mise en service, l’artisan qui travaille dessus tous les jours. Le relevé est pensé pour une entreprise de quelques personnes, sans service prévention.

Fréquence recommandée. Une vérification complète à la réception après montage. Puis chaque jour avant la première montée, comme le demande l’article 5 de l’arrêté. Et de nouveau après un coup de vent, un orage, un choc, une modification de la structure ou un arrêt d’au moins un mois. L’examen approfondi reste dû au moins tous les trois mois.

Ce que mesure le score. La part des points conformes parmi les points applicables. Une entreprise sérieuse vise 100 % avant de laisser monter qui que ce soit : un seul garde-corps manquant suffit à fermer le niveau concerné. Si le score baisse de jour en jour sur le même échafaudage, d’autres intervenants le modifient sans prévenir, et la vérification du matin doit devenir une vraie ronde avec le monteur.

Les 40 points de ce modèle

33 questions notées sur 40. Chaque question a son type de réponse et, quand c’est utile, un seuil d’alerte.

Ce modèle est un point de départ. Une fois copié dans votre compte, tout se modifie : les questions, leur formulation, les seuils, les sections, et vous ajoutez vos propres points de mesure.

Contexte du relevé

  1. Chantier et emplacement de l’échafaudage

    Adresse du chantier et façade concernée, par exemple « façade nord, pignon côté rue ».

    Texte libre
  2. Motif du contrôle

    Choix dans une liste
  3. Type d’échafaudage

    Choix dans une liste
  4. Classe de charge affichée

    Lue sur le panneau au pied ou sur les plateaux.

    Choix dans une liste
  5. Photo d’ensemble de l’échafaudage

    Photo

Documents et affichage au pied

  1. PV de réception signé par le monteur et l’utilisateur

    Si l’échafaudage a été monté par votre entreprise, la réception signée par une personne compétente de l’entreprise suffit.

  2. Notice du fabricant ou plan de montage disponible sur le chantier

  3. Panneau au pied indiquant les conditions d’utilisation et interdisant l’accès aux personnes non autorisées

  4. Charge admissible indiquée sur l’échafaudage et sur chaque plancher

  5. Dernier examen approfondi daté de moins de trois mois

    Répondre N/A le jour de la réception après montage.

Appuis et pied de l’échafaudage

  1. Sol sous les appuis stable, sans tassement ni affouillement

    Regarder surtout après la pluie ou le gel, et près des tranchées.

  2. Platine et vérin présents sous chaque montant

  3. Pièces de répartition en place sous les platines, sans cale de fortune

    Parpaing, brique ou chute de bois fendue en guise de cale : non conforme.

  4. Montants d’aplomb, sans déformation visible

  5. Pied protégé contre les chocs d’engins

    N/A si aucun véhicule ni engin ne circule à proximité.

Structure, amarrages et ancrages

  1. Tous les amarrages prévus au plan sont en place

    Compter les amarrages sur la façade et comparer au plan ou au PV de réception.

  2. Amarrages serrés, chevilles sans jeu

  3. Diagonales et contreventements présents

  4. Colliers serrés, clavettes et verrous en place

  5. Aucun élément tordu, fissuré ou fortement rouillé

    Soudure fissurée, cadre qui n’est plus d’équerre, tube percé : non conforme.

Planchers

  1. Planchers jointifs sur toute la largeur de l’échafaudage

  2. Plateaux verrouillés contre le soulèvement

  3. Écart entre le bord du plancher et la façade

    Mesurer au plus large. Au-delà de 20 cm, un garde-corps côté façade est nécessaire (art. R.4323-78) : c’est la question suivante qui le vérifie.

    Aucun écart toléré

    Valeur en cm
  4. Aucun plateau déformé, fendu ou aux crochets tordus

  5. Planchers dégagés, sans gravats ni encombrement

  6. Matériaux stockés dans la limite de la charge affichée

Garde-corps et protections

  1. Garde-corps présents sur tous les côtés extérieurs de chaque niveau

  2. Hauteur de la main courante au-dessus du plancher

    Le Code du travail demande entre 1 m et 1,10 m (art. R.4323-59).

    Seuil : 1 à 1.1 m

    Valeur en m
  3. Lisse intermédiaire en place à mi-hauteur

  4. Plinthes en place sur tous les niveaux de travail

    Plinthe de butée de 10 à 15 cm (art. R.4323-59).

  5. Garde-corps côté façade là où l’écart dépasse 20 cm

    N/A si l’écart reste partout sous 20 cm.

  6. Filets et bâches bien fixés, sans déchirure

    N/A si l’échafaudage n’est ni bâché ni équipé de filets.

Accès et circulation

  1. Accès par escalier, tour d’accès ou échelle intérieure avec trappe

  2. Au moins un accès par façade

  3. Distance la plus longue entre deux accès

    La recommandation R408 prévoit 20 m au maximum entre deux accès, et au moins un accès par façade. Un seul accès sur l’ouvrage : répondez 0.

    Seuil : 0 à 20 m

    Valeur en m
  4. Trappes présentes, fonctionnelles et refermées

  5. Parties non terminées fermées et interdites d’accès

    N/A si l’échafaudage est entièrement monté.

Décision

  1. Échafaudage apte à l’utilisation ce jour

    Non conforme dès qu’un écart met quelqu’un en danger : on balise et on prévient le monteur.

  2. Observations et mesures prises

    Texte libre
  3. Nom de la personne qui a vérifié

    Texte libre

Construit avec Kaizen.fr

Ce modèle emploie 5 des 10 types de réponse du moteur. Les voici tous : votre formulaire se compose avec ceux que votre métier demande.

  • Valeur numérique avec unité employé ici
  • Valeur cible ± tolérance
  • Note
  • Pourcentage
  • Échelle personnalisée
  • OK / NOK employé ici
  • Liste de choix employé ici
  • Texte libre employé ici
  • Date
  • Photo à fournir employé ici

Comment l’utiliser

  1. Faites le tour dans l’ordre du relevé. Documents au pied, appuis, structure, planchers, garde-corps puis accès : on ne revient pas sur ses pas et on n’oublie pas la face arrière ni les pignons.
  2. Montez à chaque niveau de travail. Un plateau décroché ou une plinthe absente ne se voit pas depuis le sol.
  3. Mesurez au mètre plutôt qu’à l’œil. L’écart entre plancher et façade et la hauteur de la main courante se prennent en quelques secondes et donnent une courbe dans le temps.
  4. Photographiez chaque écart avant de le faire corriger. Le monteur ou l’équipe voit tout de suite ce qui a été trouvé, sans discussion au téléphone.
  5. Fermez l’accès tant qu’un écart grave reste ouvert. Garde-corps manquant, amarrage retiré, appui affaissé : on balise la zone et on appelle le monteur, on ne bricole pas.
  6. Confiez les corrections de structure à une personne formée au montage. Le Code du travail réserve le montage et la modification d’un échafaudage à des travailleurs formés, sous la direction d’une personne compétente (art. R.4323-69).
  7. Refaites le relevé après chaque intempérie. Vent fort, orage ou dégel : les appuis et les bâches bougent en premier.

Les erreurs classiques

  • Retirer un amarrage « juste pour la journée ». La stabilité a été prévue avec tous les amarrages en place. Un seul en moins peut suffire à faire basculer une travée au premier coup de vent, surtout si l’échafaudage est bâché.
  • Caler un vérin sur un parpaing ou une brique. Ils éclatent sous la charge ou glissent quand le sol se détrempe, et c’est tout le montant qui descend.
  • Stocker les matériaux sans regarder la classe du plancher. Une palette de blocs posée sur un plateau dépasse vite la charge admissible d’un échafaudage de façade courant.
  • Mélanger des éléments de marques différentes. Le Code du travail impose des éléments compatibles et d’une même origine (art. R.4323-72). Un plateau d’une autre marque tient mal dans les crochets et finit par se décrocher.
  • Laisser un garde-corps démonté après une livraison. C’est le cas classique de chute : la lisse est enlevée pour passer une charge et personne ne la remet.
  • Laisser les trappes ouvertes. Sur un plancher étroit, une trappe ouverte est un trou dans lequel on met le pied en reculant avec une charge dans les bras.
  • Signer le PV de réception sans monter. Une fois l’échafaudage réceptionné, l’entreprise utilisatrice en a la garde et répond de son état. Un défaut non relevé ce jour-là devient le sien.

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